Profilage saison 7 a été lancée sur TF1, et les fans ont pu découvrir un nouveau visage dans la série en la personnage de Diane Dassigny qui reprend le rôle de Jessica Kancel. Mais qui est cette jeune artiste?

Si pour beaucoup de fans de séries, Diane Dassigny est un nouveau visage, il n’en est sans doute pas de même pour les amateurs de musique et notamment de spectacles musicaux puisqu’on l’a vu dans Mozart l’opéra rock. Nous avons rencontré le nouveau visage de Profilage.

Comment êtes-vous arrivés sur Profilage ?

Diane Dassigny : De façon totalement naturelle en passant un casting. J’ai appris que c’était pour reprendre un rôle qui existait déjà (joué auparavant par Julia Piaton ndlr) ce qui m’a étonné mais on m’a expliqué que ça se faisait beaucoup dans les séries américaines. J’ai regardé quelques épisodes des saisons passées pour me préparer. On m’a alors expliqué qu’il n’était pas question de se calquer sur ce qui se faisait avant avec Julia Piaton mais de proposer aussi quelque chose en rapport avec ma nature. Dès les essais, je me suis senti bien avec Jessica et je voulais que ça marche. J’ai fais 3 essais dont les derniers dans les décors même de la série en condition de tournage.

Avec une vraie difficulté: sans singer la comédienne précédente, il fallait que les spectateurs reconnaissent le personnage…

Diane Dassigny : Il fallait que Jessica reste exubérante, qu’elle soit comme j’aime à dire « attachiante« : qu’on ait à la fois envie de lui donner des baffes de temps en temps et en même temps qu’on veuille aussi la prendre dans ses bras. La vraie différence c’est que comme Jessica était moins présente avant, elle pouvait n’être que « chiante ». En intégrant l’équipe principale, il fallait davantage doser son caractère et ne pas la rendre uniquement énervante. Du coup, on a beaucoup joué sur les liens avec sa nièce (Sophie de Fürst) qui la rendent beaucoup plus « humaine » grâce à son côté protecteur avec cette dernière. Sans faire de mea culpa, elle tente de se rattraper et c’est fondamentalement une personne qui a un bon fond. Jessica est quelqu’un qui est autant spontanée que calculatrice mais c’est ce que j’aime chez elle. Elle est sans filtre.

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Mais au moment du tournage, le réalisateur vousa-t-il donné des pistes par rapport au jeu de Julia Piaton ?

Non non pas du tout. En fait, avant de démarrer, on s’est rencontré avec Fanny Robert et Sophie Lebarbier (les créatrices ndlr) et elles m’ont expliqué comment elles avaient écrit le personnage au début, et vers quoi elles voulaient qu’il évolue avec moi. En revanche, sur les premiers épisodes, on a cherché tous ensemble le bon dosage pour incarner au mieux le personnage et aller à contre courant de ce que je serai tenté de faire à première vue pour l’incarner. Je pensais au départ que Jessica et moi nous étions assez proches, et en réalité, au fur et à mesure, je me suis rendu compte qu’on s’éloignait réellement de ce que je suis et de ce que je pouvais penser qu’elle était.

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Comment Jessica s’inscrit-elle dans la mythologie de la série ? En gros, est-elle juste l’élément comique de la série ou pas ?

J’avais un peu peur de ça au début car je savais que Jessica était aussi là pour alléger aussi un peu les intrigues principales qui sont très lourdes. Je craignais d’être très décalé par rapport au reste. Je comprend que l’on puisse penser ça au début. Mais sachant ce qui lui arrive par la suite, je peux vous dire que ce n’est pas du tout le cas (rires). On nous a bien dit aussi plus sérieusement que la série était amenée à devenir beaucoup plus chorale que par le passé.

Pour celles et ceux qui ne le savent pas, vous avez aussi fait du doublage. Est ce que c’est une manière d’apprendre le métier de comédienne ? 

Je ne dirais pas que ça permet d’apprendre le métier de comédienne. Mais c’est très intéressant quand on double de très bons comédiens car en les doublant, on les voit jouer et on apprend beaucoup. C’est une autre facette du métier de comédien le doublage et ce qui est très intéressant, c’est ce côté uniquement « vocal » du métier. Tout passe en ce qui nous concerne uniquement par la voix. Et faisant de la musique, l’utilisation de la voix est forcément quelque chose qui me plaît.

Est-ce que le tournage de Profilage vous laisse du temps pour continuer à faire de la musique ?

Oui car on nous demande tout le temps nos disponibilités et nos indisponibilités. Quand j’ai commencé à tourner, je jouais aussi en parallèle Le petit monde de Renaud (détail amusant, avec Guillaume Cramoisant, tout premier partenaire policier de Chloé dans Profilage) qui était en tournée et on a réussi à tout gérer entre les tournages et la scène. Puis je suis partie deux mois en tournée en Corée jouer Mozart l’opéra rock et ils m’ont laissé partir. Il y a du coup quelques épisodes où je suis moins présente. Ils sont même très intelligents sur ce sujet là car ils partent du principe qu’en travaillant ailleurs, on va acquérir un enrichissement qui ne peut qu’être bénéfique à la série. Et de toute façon, sans la musique je serai très malheureuse.

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Diane Dassigny vient tout juste de sortir son tout dernier clip très réussi « Si les heures s’enfuient »  

Crédit : Lou Sarda