Les intermittents du spectacle ont lancé hier une occupation du théâtre de l’Odéon qui continue ce matin. Cette action intervient alors que la dernière semaine de négociation interne est lancée. L’accord devra être trouvé et remis jeudi à l’UNEDIC.

Hier, après la représentation, les intermittents du spectacle ont réussi à prendre place au théâtre de l’Odéon. Ils y sont encore ce matin et comptent y rester jusqu’à demain, jour où les négociations devraient être terminées. Ils comptent faire valoir leurs revendications à propos de l’assurance chômage. Les négociations internes à la profession continuent et la CGT affirme qu’un accord devrait être trouvé même s’il n’entre pas dans le cadrage financier du MEDEF.

Les syndicats ont d’ailleurs appelé à se rassembler ce lundi à 17h devant le ministère du travail. Les négociations devraient s’y tenir jusqu’à tard dans la soirée. Le problème se situe au niveau du cadrage financier qui impose un effort global de 185 millions d’économies d’ici à 2018. Un chiffre aberrant pour la CGT-Spectacle qui refuse de signer. La CGT craint de devoir quitter la solidarité-interprofessionnelle comme avait tenté de le faire Manuel Valls en 2014 après avoir fourni une aide économique au secteur. Le Premier ministre a d’ailleurs déjà laissé entendre qu’il serait prêt à financer une parties des économies nécessaires.

Quel est statut des intermittents du spectacle ?

Le statut d’intermittent du spectacle est une sorte de CDD dans le milieu du théâtre, du cinéma ou de l’audiovisuel. L’intermittent est souvent engagé le temps d’un film, d’une pièce ou même seulement d’une représentation. L’assurance chômage qui lui revient lui permet habituellement une stabilité. Ainsi, les intermittents bénéficient de cette allocation qui n’existe que pour ce corps de métier. Pour obtenir son indemnité de chômage, il est nécessaire que l’intermittent ait travaillé pendant 507h au cours des 319 derniers jours

Un autre rassemblement devrait se tenir jeudi dans la journée, il irait ensuite rejoindre le cortège de la manifestation contre la loi travail.