Peu après les attentats de Barcelone, des vidéos postées en « Story » sont apparues sur le réseau social montrant l’état déplorable de la place et les victimes souffrantes. Ce qui pose des questions concernant les limites d’Instagram, lors des événements récemment survenus.

Instagram, réseau social avec plus de 700 millions d’utilisateurs actifs par mois, propose depuis quelques mois de poster des « stories », photos ou vidéos éphémères restant 24 heures en ligne.
De plus, celles-ci peuvent être géolocalisées, et donc accessibles en rentrant des mots clés, comme le nom de la ville en question.

Mais ce jeudi vers 17h30, une fourgonnette a percuté la foule à La Rambla, célèbre avenue du centre de Barcelone. Ce qui a déclenché un mouvement de panique. Après cet événement tragique, la plateforme a vu apparaître des vidéos de la place, accessibles avec le #Barcelone, montrant des personnes blessées et l’état des lieux apocalyptique.

Quelles limites pour Instagram ? Comment réguler les images choquantes sur les réseaux sociaux ? 

On peut y voir les victimes gisant sur le sol, en sang (voir la vidéo en bas de l’article). Cependant, nous attirons l’attention des lecteurs sur la vidéo proposée qui contient des images pouvant choquer. Nous recommandons aux plus sensibles de s’abstenir de regarder ce contenu provenant du réseau social en question.

Les images sont absolument choquantes et trouver un tel contenu sur Instagram remet en cause la censure ainsi que la modération mise en place par le réseau social. Proposer du contenu instantané comporte des risques, et l’un d’eux reste bien entendu le manque de contrôle sur les publications postées en « Story ».  Dans de ce genre de situation, des initiatives doivent être prises pour limiter la diffusion de telles images, sûrement visionnées par des centaines de jeunes.

Le droit d’information reste un droit essentiel, en particulier pendant les attentats, comme on a pu le voir à Nice ou au Bataclan, mais celui-ci a des limites, notamment pour le respect de la vie privée des victimes. Instagram fait partie des nouveaux médias qui permettent à n’importe qui d’alerter la population, mais les utilisateurs ne doivent pas franchir un cap, pour trouver un juste équilibre entre liberté d’information et respect envers les victimes.

Mais Instagram n’est pas le seul dans ce cas. Périscope, application proposant la réalisation de directs, avait subi une vague de suicides filmés sur leur plateforme ainsi que des émeutes accessibles à n’importe quel utilisateur.

Voici la vidéo (nous recommandons aux personnes sensibles de ne pas la visionner) :