Depuis novembre 2015, BAAM (le Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants) se mobilise pour venir en aide aux migrants. Il existe des accompagnements juridiques et sociaux. Dedans, des cours de français qui s’adaptent à tous les niveaux et qui ne nécessitent pas d’inscription.

BAAM a vocation à ne pas faire de distinctions entre ceux dans le besoin. L’association vient en aide à tous. À ceux qui fuient la guerre, les massacres, les dictatures ou encore les désastres économiques ou écologiques. Sur une dizaine de locaux répartis sur l’Ile-de-France, les bénévoles s’organisent pour apporter les bases de la langue de Molière à tous les migrants qui le souhaitent.

Jacques DEMARTHON / AFP

BAAM et son plan d’action différent de celui de l’Etat

Conscient de la nécessité d’intégration pour ces migrants non francophones, BAAM concentre ces efforts pour pallier un manque de l’Etat. En effet, on sait qu’il existe par exemple des institutions comme l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII). Mais l’Etat ne dispense des cours qu’à ceux ayant terminé leurs demandes d’asile. BAAM veut donc faire face aux politiques gouvernementales et européennes qui ne sont pas favorables à l’intégration dans des conditions optimales.

Toute la semaine, Le Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants offre des cours de deux heures. Ils sont situés aux stations de métro : Parmentier, Alésia, Mairie des Lilas, Reuilly-Diderot, Avron, Charonne, Chevaleret, Porte de la Villette ou Robespierre.

Capture d’écran ARTE JOURNAL

Des cours taillés sur mesure

Les cours d’apprentissage du français intitulés « Bienvenue chez toi » sont donnés parfois dans des locaux mais le plus souvent à même la rue. Les migrants de toutes origines se séparent dans les différents ateliers qui correspondent à leur niveau. Ils commencent par de simples cours d’alphabétisation pour finir par être capable d’entretenir des conversations.

Il faut admettre que l’initiative de BAAM regorge de bienfaits. L’intégration des migrants est facilitée car l’apprentissage de la langue française leur permet la communication. Ils ont alors un accès aux procédures administratives, aux logements et au travail plus aisé. Bien que l’assimilation des notions puisse être court-circuitée par les nuisances sonores aux environs des lieux de cours, ces migrants en moyenne entre 18 et 30 ans semblent être satisfaits de l’initiative.