Après  “ Yo ”, l’application qui avait fait le buzz au début de l’été 2014, un outil similaire sort sur nos smarpthones. “ Beer ?! ”, l’appli qui consiste à envoyer à ces contacts une invitation à boire, pourrait bien devenir le nouveau phénomène de mode de nos petits écrans.

  L’application Beer ?! : inutile et ludique à la fois

Beer ?! c’est avant tout un outil de messagerie délirant, disponible gratuitement sur Ios et Androïd et qui consiste à inviter vos amis à boire un verre de façon très directe et rapide. Mise en place à la fin de l’été 2014, l’application connait récemment un essor en France.

Concept très simpliste, copié sur le principe et le design de l’application “ Yo ”, ludique, mais peu utile, l’application est pourtant très rentable pour ses premiers débuts dans l’univers du Smartphone, puisque qu’elle a déjà à son actif plus de 10 000 utilisateurs, qui enverraient en moyenne 20 messages par jour.

Derrière Beer ?! se cachent deux publicitaires brésiliens : Guga Ketzer et Raphael Franzini qui revendiquent leur création comme étant “  l’appli de messagerie la plus directe pour inviter des amis à boire une bière  ”.

La raison de la création de cette application ? “ Ce qu’on veut vraiment dire, c’est ‘bière’ et pas ‘yo’ ” a confié un des PDG de l’appli au site Mashable.  Les deux hommes avaient en effet l’habitude de se servir de l’application “ Yo ”, mais avaient rapidement constaté qu’à la place de ce mot ils voulaient là plupart du temps dire “ bière ” à leurs contacts et donc leur envoyer une invitation à boire.

Manque d’originalité, concept répétitif, ces applications, semblent pourtant rapporter gros et suscitent un engouement énorme auprès du public.

 Un business absurde, mais rentable

l'application " Yo "

L’exemple de l’appli israélienne “ Yo ” illustre parfaitement ce buzz irrationnel pour ce business qui se révèle très lucratif. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’application permet d’envoyer instantanément à ces contacts le mot “ Yo ”.

Après avoir été boudée par la Sillicon Valey pour avoir tentée d’être prise au sérieux, l’application a été téléchargé plus de 2 millions de fois à la mi-juillet et a provoqué une levée de fonds de promesses de la part d’investisseurs, s’élevant à environ 1,2 millions d’euros. Aujourd’hui,“ Yo ” qui comptabilise près de 50 000 utilisateurs est estimée entre 4 et 8 millions d’euros ! Et l’application ne compte pas s’arrêter là.

On se souvient que durant la coupe du monde de football, la Fédération française de football proposait d’envoyer des “ Yo ” à chaque but des Bleus.

Encore plus fort, un chroniqueur du Wall Street Journal, Christopher Mims a avancé que l’appli pourrait devenir plus grosse que Twitter en expliquant que :  “ Yo fournit à toute personne, entreprise ou service Web un accès direct au fil de notifications de votre Smartphone. Chaque fois qu’on regarde son Smartphone, ce sont les alertes que nous voyons sur notre écran de verrouillage et ce sont aussi elles qui nous interrompent quand nous faisons quelque chose d’autre sur notre téléphone. Les alertes sont la chose la plus précieuse de l’univers entier des médias, compte tenu de la fréquence moyenne à laquelle un propriétaire d’un Smartphone consulte son portable.

Aujourd’hui, il existe un nombre impressionnant d’applications de ce genre, comme par exemple  “ Hodor ”, sortie en juin dernier et qui est basée sur le même principe que les autres, mais fait référence cette fois-ci à la série du moment Game of Thrones.

Pourtant dotés d’un intérêt très limité, ces concepts , s’avèrent être une véritable mine d’or pour les inventeurs d’applications, les publicitaires et les hommes d’affaire, mais aussi une source de concurrence pour Facebook qui souhaite être le seul sur le marché des “ réseaux sociaux ”. On se souvient effectivement de l’intérêt de Facebook, qui avait proposé 3 milliards de dollars, pour l’application désormais connue de tous : Snapchat.

Il va falloir pourtant s’adapter à les voir envahir nos Smartphones, car les applications absurdes ne sont pas prêtes de disparaître de nos écrans. À consommer avec modération tout de même, car l’inutilité à ses limites.

Faustine Dehan