Malgré les sanctions, la Corée du Nord a effectué un nouveau test de missile ce week-end. Le Japon et les Etats-Unis ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

L’information fait le tour des chaînes d’information coréennes et pays aux alentours. Dans la gare de Séoul (Corée du Sud), plusieurs voyageurs sont postés devant les différents écrans. Ce week-end, la Corée du Nord vient de lancer un nouveau missile.

 

Hwasong-12, symbole des progrès de la Corée du Nord

Depuis la base de l’armée nord-coréenne à Kusong, il s’agissait d’une nouvelle opération « personnellement » supervisée par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un. Vers 5h30 heure locale, Pyongyang a procédé ce dimanche à un nouveau tir, le deuxième en 15 jours.

Rapidement annoncé par le KNCA, l’agence centrale de presse nord-coréenne, ce tir serait en fait un test pour un nouveau modèle de missile balistique stratégique. Doté d’une longue portée, ce nouveau missile répond au nom de Hwasong-12. Ce test avait pour but d’examiner les caractéristiques d’un nouveau type de missile qui serait capable de transporter une puissante tête nucléaire.

 

Selon l’agence nord-coréenne, l’engin aurait suivi une trajectoire très élevée, atteignant une altitude de 2.111,5 km, avant de retomber 787 km plus loin, en mer du Japon. Il s’agit donc d’une importante avancée pour la Corée du Nord puisque le dernier missile testé n’était pas allé plus loin que 500 km : c’était en février dernier.

 

Un acte immédiatement condamné

Pour un bon nombre d’experts, le constat est simple : les progrès de la Corée du Nord dans le domaine balistique sont indéniables. En effet, l’engin lancé dimanche était le missile à la portée la plus longue jamais testé par la Corée du Nord. Selon des chercheurs américains, ce missile pourrait avoir une portée de 4.500 kilomètres, ce qui lui permettrait d’atteindre la base américaine de Guam », dans le Pacifique.

Déjà sous le coup de sanctions de l’ONU, la Corée du Nord continue donc d’ignorer les messages des grands gouvernements et autres instances. Pire, Kim Jong-Un semble plus que jamais déterminé à accomplir son principal objectif : porter le feu nucléaire sur le sol américain.

 

Face à ce nouvel enfreint, les réactions n’ont pas tardé à surgir. Le Japon et les Etats-Unis ont en effet demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Celle-ci pourrait se tenir demain après-midi à New York.

Pour l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, aucune excuse ne justifierait de tels agissements. Selon elle, la menace serait bel et bien réelle. De son côté, le nouveau chef de l’État sud-coréen a convoqué une réunion d’urgence avec ses conseillers à la sécurité. Après cette réunion, il a qualifié ce tir de « dangereuse provocation ». Quant au Premier ministre japonais, Shinzo Abe, ce tir serait « totalement inacceptable ».

 

 

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