Après Biscarosse, c’est au tour de Lacanau de faire parler de ses sauvetages révolutionnaires. Avancée technologique ; ces plages s’équipent de drones Helper pour aider les sauveteurs. Les mots d’ordre : accélérer, sécuriser et innover.

On connaît Lacanau pour abriter la compétition de surf Lacanau Pro chaque année. Les sauveteurs, on les voit parfois comme dans Alerte à Malibu. Les drones, on rêve d’en piloter pour faire de jolies vidéos. Pourtant, Lacanau, sauveteurs et drones se sont associés pour une autre vision. Aujourd’hui, les grosses vagues sont plus rassurantes. Les sauveteurs sont plus efficaces. Mais surtout, les drones nous apportent une bouée en moins de trente seconde si on se noie.

Les drones Helper accélèrent le processus

Fabien Farge, Antony et David Gavend et Gérald Dumartin sont médecin urgentiste, designers électroniques ou encore pilote de drones. Leur but, en créant les drones Helper, est de pallier une moyenne affolante. Selon le dernier rapport de l’OMS, 392 000 personnes meurent de la noyade sur le littoral chaque année.

Helper est développé pour avoir un automatisme optimal. Le drone est relié à une application de géolocalisation. Après un clic sur l’emplacement de la victime dans l’océan, le décollage est activé. Les sauveteurs peuvent continuer à surveiller tout en agissant. Helper, pendant ce temps, apporte une bouée à la personne en danger en attendant les secours. De plus, il s’assure en permanence de respecter les règlementations de vol.

Tout cela, en un temps record puisque ces drones peuvent atteindre 80 km/h selon les concepteurs.

Les entraînements pour optimiser la sécurité

La bouée lâchée est « connectée et communicante ». Elle permet aux équipes de créer un lien humain avec la victime. Le stress réduit en entendant la voix des secouristes mais aussi en lui permettant de répondre.

Mais après l’urgence du réconfort, on n’oublie pas les efforts. Les phases de tests ont montré la résistance de Helper aux contraintes climatiques variées. Face au vent, à la houle, au courant, en offshore. L’équipement de drones par les plages permet d’étendre les zones de baignade surveillée.

Une fois Helper aux côtés de la personne en détresse, maitres nageurs, sauveteurs en jet-ski et hélicoptères peuvent être mobilisés en fonction des risques. La sécurité civile met à l’épreuve ces équipes régulièrement. Par exemple, les exercices d’entrainement et de coordination sont récurrents à bord du Dragon 33, l’hélicoptère de la sécurité civile.

Vers une globalisation des services Helper

Les créateurs du drone Helper ne s’arrêteront pas à cette innovation. Bien qu’ils soient très fiers de la qualité de leur caméra, combinée à la résistance et à la rapidité de leur bijou, une suite est déjà prévue. Ils ont breveté leur drone et l’ont fait homologué par la Direction générale de l’Aviation civile.

La prochaine étape s’étend aux incendies, aux accidents de la route mais également à la surveillance de sites industriels. Toujours avec le même processus, « Pour sauver des vies, chaque seconde compte« .