Le Président de la République française a fermement condamné la dégradation de la stèle en mémoire des enfants victimes de la rafle d’Izieu ce mardi 8 août.

La stèle commémorative des enfants déportés juifs de la rafle d’Izieu a été détruite dans le 7e arrondissement de Lyon, ce lundi 7 août. (Philippe Desmazes / AFP)

Selon un communiqué publié sur le site de l’Elysée, « le Président de la République condamne la profanation de la stèle érigée en la mémoire des 44 enfants juifs et des sept adultes déportés après la rafle d’Izieu », le 6 juin 1944 dans l’Ain. Le monument, édifié en 1944, se situe derrière le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation à Lyon. Un musée consacré à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en France et dans le monde.

Le chef de l’Etat dénonce « un acte indigne et lâche qui ne restera pas impuniLes auteurs de cette profanation d’une ampleur sans précédent seront recherchés et traduits en justice avec la dernière détermination », indique ainsi le communiqué. Emmanuel Macron « adresse aux familles des victimes et aux responsables du site d’Izieu sa sincère sollicitude. »

Le ministre de l’Intérieur monte au créneau

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait alors déploré ce lundi un « acte lâche et odieux » qui « heurte la mémoire des victimes et constitue un affront aux valeurs de la République » dans un communiqué. L’ancien maire de Lyon vise désormais à ce que« tout soit mis en oeuvre pour identifier les auteurs de cet acte afin qu’ils aient à en rendre compte. »

« La stèle a été profanée, brisée et arrachée. Tout est enlevé« , regrette également le président régional de l’association des Filles et fils de déportés juifs de France (FFDJF), Jean Lévy. « C’est d’autant plus grave que nous venons de célébrer les trente ans du procès de Klaus Barbie« , a-t-il réagi lundi. Selon l’association, qui compte « porter plainte avec la mairie de Lyon », la stèle devrait cependant être restituée. « Nous sommes effondrés mais nous ne baissons pas les bras. On va la reconstruire« , a notamment déclaré son président régional Jean Lévy.

Marius Bocquet