Le soir du 1° janvier, l’application de partage de documents éphémères Snapchat a été piratée, rendant publics les numéros de téléphones et pseudonymes de 4.6 millions d’utilisateurs, surtout des adolescents. Facebook avait tenté de racheter l’application, que les dirigeants de la start-up avait refusé.

Un concept novateur, qui fait rage auprès des adolescents du monde entier, qui se retrouve aujourd’hui piégé. Snapchat, créé en 2011 par des étudiants de Stanford, consiste à publier des documents (photos, vidéos, textes) de manière éphémère, ne dépassant souvent pas quelques secondes après avoir été vus. Renforçant le sentiment de confidentialité avec ceux avec qui on échange, le concept est victime de son succès. le site SnapchatDB.info s’est ainsi emparé de données de millions d’utilisateurs de l’application, publiant leurs noms et numéros de téléphone, masquant cependant les deux derniers numéros, avec cependant la menace de ne pas les censurer en cas de nouvelle opération.

  • RÉVÉLER LES FAILLES D’UN RÉSEAU ENCORE FRAGILE

Le but de ces hackers australiens ? « Attirer l’attention du public sur ce problème et aussi de faire pression sur Snapchat pour qu’il comble cette faille », ont-ils déclaré dans un communiqué au site Techrunch. L’application au célèbre fantôme s’est contentée d’un billet de blog minimisant les conséquences de cet énorme piratage. Une première alerte avait été envoyée au PDG de Snapchat, Evan Spiegel, par la société informatique australienne Gibson Security, pour lui exposer les risques de hackage de son application.

Ce piratage a pour but de « publier (ces données) pour attirer l’attention du public sur ce problème et aussi faire pression sur Snapchat pour qu’il comble cette faille », d’après le groupe de hackers sont l’identité n’a pas été dévoilée. Techniquement, dix lignes de code étaient faillibles, et Snapchat ne les a pas corrigées. « Cet exploit n’aurait pas été publié s’ils avaient été plus respectueux de la sécurité (ce qui devrait être le cas, compte tenu de la manière dont l’application est utilisée) » estime GibSec. La start-up du jeune PDG aurait refusé un rachat par le réseau social Facebook pour 3 milliards de dollars, après le premier refus d’une offre d’un site de e-commerce chinois, la valorisant à 4 milliards de dollars.

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Le jeune PDG de Snapchat, Evan Spiegel