HyperLink, votre concentré de pop culture tout en bulles et en pixels ! Cette semaine, on se penche sur le cas de Disney qui semble plus que jamais déterminé à monopoliser le cinéma de divertissement.

La News Box

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Critiques : Genocidal Organ et Kong: Skull Island

Cette semaine Sébastien a cédé à l’appel de la philosophie politique à l’occasion de la diffusion au Grand Rex de Genocidal Organ, premier film de la trilogie du Projet Itoh. Après que Sarajevo ait été la cible d’un attentat nucléaire, la terreur s’est emparée du monde : les appétits de surveillance ont eu raison des dernières grandes démocraties, tandis que les pays pauvres sont ravagés par des génocides. Au milieu de ce chaos, l’agent Clavis Shepherd doit traquer un certain John Paul, qui pourrait bien avoir fait basculer la planète. Oeuvre dystopique par excellence, Genocidal Organ plonge le spectateur dans la tourmente d’un futur pas si éloigné.

Après le futur imparfait, la guerre se conjugue aussi au passé dans Kong: Skull Island, deuxième épisode du MonsterVerse initié par Warner Bros. et la Toho en 2014 avec le Godzilla de Gareth Edwards. On connaît la chanson : fraîchement tirée du Vietnam, une escouade de militaires escorte un groupe de scientifiques dans leur découverte d’une île inexplorée – mais ce qui s’apparentait à une série de tests sismiques dégénère rapidement au choc simiesque. Casting au poil, fulgurances photographiques, emprunts assumés à Joseph Conrad et Apocalypse Now… À trop singer ses modèles, Kong n’en viendrait-il pas à manquer de personnalité ?

Débat : Disney, le grand hold-up

Pour la maison de Mickey, la dernière décennie aura été celle des acquisitions : Pixar en 2006, Marvel en 2009, Lucasfilm en 2012… Disney aura aligné les milliards pour s’offrir un panthéon de licences dont la popularité n’est pas à démentir. Le Marvel Cinematic Universe et Pixar font toujours carton plein, la renaissance de Star Wars bat tous les records, et le franc succès du Livre de la Jungle de Jon Favreau pourrait lancer une vague de remakes des grands classiques de la maison.

En diversifiant les publics visés, Disney ne cache pas ses intentions : entretenir la fidélité des spectateurs par delà les affects et les générations, et ainsi s’assurer un règne industriel sans partage tout au long de l’année. Si cette vaste entreprise semble déjà bien ancrée dans le paysage, rien ne dit que cette dernière ait déjà trouvé son rythme de croisière : à horizon 2020, il n’est pas interdit d’imaginer que Disney distribue une bonne dizaine de blockbusters par an. Sur ce constat, quels tours Walt nous réserve-t-il, et quelles perspectives pouvons-nous envisager pour le cinéma de divertissement ?

La Playlist de la semaine (cliquer pour dérouler)

Pauses musicales

The Postmodern Jukebox – Stacy’s Mom (Vintage 1930s Cover)
Michiko Naruke – Bramble Blast (Super Smash Bros. Brawl)
Hikaru Utada – Passion (Kingdom Hearts II)

Blind Test : Disney, c’est gagné !

Randy Newman – You’ve Got a Friend in Me (Toy Story)
Shigenori Kamiya – Forest (Castle of Illusion starring Mickey Mouse)
Michael Giacchino – The Glory Days (Les Indestructibles)
Michael Giacchino – Jyn Erso & Hope Suite (Rogue One: A Star Wars Story)
Yoko Shimomura – Dearly Beloved (Kingdom Hearts)

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Visuels : Walt Disney Company, Funimation, Warner Bros., Toho, Cagle