L’expatriation n’est pas un chemin facile ! Candidate aux législatives des Français de l’étranger en Asie-Océanie (11eme circonscription), Lisbeth Graille entend bâtir des propositions novatrices en direction de la jeunesse à l’horizon de la prochaine législature. Attentive aux enjeux d’avenir, elle nous dévoile les grandes lignes d’horizon de son programme imprégné d’une alchimie inédite mêlant humanisme, sens de l’engagement et alternative radicale. Un nouvel ADN républicain est en marche.

INTERVIEW DE LISBETH GRAILLE, CANDIDATE AUX ELECTIONS LEGISLATIVES DES FRANCAIS DE L’ÉTRANGER DANS LA 11EME CIRCONSCRIPTION

1 / Quel regard portez-vous sur la mobilité et l’expérience de vie à l’international des jeunes ?

La jeunesse est l’avenir de notre société, cette dernière l’oublie trop souvent, et tout ce qui permet son enrichissement est capital.

Les possibilités de mobilité étudiante ou les expériences à l’international sont clairement une opportunité pour les « jeunes », comme pour les moins jeunes. Ainsi que pour la France.

Le vrai enjeu est que pour les moins de 30 ans, il est souvent plus simple de faire ces expériences, on ne peut donc qu’encourager les Français à se nourrir du monde qui nous entoure, qu’ils profitent des programmes qui existent et des simplifications administratives qui existent, comme au sein de l’Espace Schengen par exemple.

Vous pouvez voir mes propositions à ce sujet sur mon site, je souhaite mettre en place des accords internationaux (hors Europe, où cela existe) pour faciliter échanges universitaires, ainsi que l’accompagnement des jeunes à l’étranger à travers une structure locale en liaison avec le ministère dédié à la jeunesse, accompagnée d’une couverture sociale.

2/ Comment et par quels nouveaux projets, les députés des Français de l’étranger qui siègeront à l’Assemblée Nationale pourront permettre à la jeunesse d’être plus à l’aise avec le mot « Entreprendre » ?

Pour les radicaux, la réponse aux questions de société est bien souvent le combat central de tout républicain : l’éducation, l’éducation au sens large. Le partage des connaissances et des expériences, celui qui peut permettre d’éviter des erreurs stratégiques ou des faux pas juridiques. C’est pourquoi, au-delà de l’émergence de nouveaux statuts ou de simplification administratives qui ont déjà été faites et re-faites sur les dernières années, ce sont des jeunes entrepreneurs soutenus et avertis qu’il nous faut. En parallèle, je demande un soutien des systèmes de prêts car le manque de fonds propres est souvent l’écueil, cela tout autant sur le territoire qu’à l’étranger..

3/ En plein cœur de New Delhi, des étudiants en commerce ont crée leur propre agence immobilière. A Sydney, de jeunes graphistes envisagent de lancer une nouvelle technique de sérigraphie. Quels conseils donneriez-vous à ces jeunes français désireux de construire leur propre « success story » à l’international ?

Je ne crois pas que ce soit à une représentante politique de donner des conseils en « success story », mais de par ma propre expérience on ne peut pas réussir sans aide financière, sans être entouré de gens compétents ou de gens qui vous soutiennent, et quand on a les trois, c’est encore mieux. Moi, je m’engage à les soutenir.

4/ Que pensez-vous de l’expérience d’universités asiatiques qui permettent à des jeunes de démarrer une activité protégée et aidée par des législations incitatives au milieu d’une ambiance véritablement stimulante ?

L’éternelle question de la place de l’Université française dans le parcours estudiantin, plus globalement, un enseignement supérieur ouvert aux activités pratiques et donc éventuellement à la création d’activité (entrepreneuriale ou associative) est intéressant, il y a d’ailleurs beaucoup de structures différentes en France qui peuvent les offrir: les IUT, les parcours techniques à l’Université ou les écoles de commerce ou d’ingénieurs.

La vraie question est de savoir ce qu’on veut dans son diplôme ?

Je pense que l’enseignement en France devra se décloisonner pour s’ouvrir davantage au monde des entreprises.

5/ Existe-t-il aujourd’hui en Europe et dans le monde des modes de gouvernance dans la décision publique ou dans la sphère privée qui se distinguent par leur caractère innovant ?

Au-delà d’exemples précis c’est le principe global de « bonne gestion » venant justement de la sphère privée, qui par son pragmatisme, qui rappelle Mendes-France aux Radicaux, parait globalement la plus appropriée. Je n’oublierai pourtant jamais qu’une décision politique a toujours plus d’impact, soit-il symbolique, sur la vie des gens avec qui l’ont vit, qu’une décision comptable ou marketing dans le privé. Donc la gouvernance innovante dans ses techniques oui, pourquoi pas, de toute façon l’action politique est de savoir faire évoluer notre pays dans le respect de nos valeurs : égalité, liberté, fraternité.

La politique c’est la vie, ce n’est pas la logique ou compter. La France est dans l’imaginaire universel la patrie des Droits de l’Homme, je veux qu’elle continue de représenter cette lueur d’espoir pour l’avenir des hommes et de la terre.

Merci de votre interview

Lisbeth GRAILLE

Sites de campagne :

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