Dessaisie de son activité de gestion du régime obligatoire des étudiants depuis son placement sous sauvegarde judiciaire, la LMDE a annoncé hier les modalités de ses nouvelles activités en place à compter d’octobre 2015. Focus sur les grands changements pour les étudiants à venir la rentrée prochaine.

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (Cnamts) et la LMDE ont dévoilé ce jeudi 28 mai, dans une conférence de presse, le détail de leur partenariat imposé par le tribunal de grande instance de Créteil et sa décision de placer sous sauvegarde judiciaire la mutuelle étudiante.

Si la LMDE aura toujours en main l’aide à l’affiliation des étudiants et continuera à faire de la prévention dans les établissements universitaires, la Cnamts se chargera quant à elle de l’ouverture des droits, du remboursement des prestations dus aux étudiants. Ces changements seront rassemblés dans une convention, devant être signée fin juin.

Des engagements sur la qualité de service

Épinglée par la justice pour de nombreux déboires et notamment des dettes s’élevant à plus de 35 millions d’euros, la LMDE promet dorénavant, via la Cnamts, d’améliorer fortement son service. Parmi les mesures fortes, des remboursements de soin en moins de 7 jours, des réponses par mail en moins de 48 heures, une réponse téléphonique en moins de 2mn30, ou encore l’accès à son compte ameli (permettant de suivre ses remboursements et démarches) sur internet par tous les étudiants.

Pour tenir les objectifs précités, la Cnamts réemploiera une grande majorité des anciens salariés de la LMDE, soit 420 personnes sur 600. Comme le prévoit le code du travail, leur qualification, rémunération et ancienneté seront sauvegardées. La Cnamts s’engage ainsi à faire preuve d’une « qualité de service (semblable) à elle que nous déployons pour nos 52 millions d’assurés ; elle s’impose d’autant plus que 50% des étudiants vivent avec moins de 600 euros par mois selon Nicolas Revel, directeur de la Cnamts.

La question de la complémentaire en suspens

Si l’affaire semble « réglée » du côté du régime obligatoire de la LMDE, cela est bien loin d’être le cas pour son activité de mutuelle, autrement dit la complémentaire santé. L’administratrice provisoire de la LMDE Anne-Marie Crozin a affirmé qu’il était « trop tôt » pour parler du futur de la LMDE concernant son activité de mutuelle complémentaire.

A ce jour, seuls trois candidats à la reprise de l’activité mutuelle de la LMDE sont connus : la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT), la Mutuelle Generale Education Nationale (MGEN) et Intériale, mutuelle du ministère de l’Intérieur. Si la MNT et la MGEN se sont officiellement retirées, ne voulant pas s’alourdir avec une entreprise mal gérée.