Léa Dall’Aglio et Vincent Guerrier. Formés à l’ESJ Pro, ces deux journalistes ont traversé la maladie avec leur profession. Mais surtout, ils ont combattu le cancer avec le sport. Le résultat se concrétise avec MaladesDeSport.fr .

Être atteint d’un cancer à 23 ans semblerait irréaliste pour la plupart. Vincent Guerrier explique même qu’avoir du mal à se l’imaginer est normal « quand on pense être trop jeune pour avoir ça ». Malheureusement, un cancer des ganglions l’a rattrapé en 2016. Le site web MaladesDeSport.fr voit le jour à la suite de sa victoire dans ce combat difficile.

Un Guerrier inarrêtable

Vincent Guerrier porte bien son nom. Et pour cause, ni le cancer, ni le radiothérapeute n’auront eu raison de lui. Quand son médecin lui annonce que les rayons liés au traitement risquent de diminuer ses capacités respiratoires, il déjoue les prévisions.

Accompagné par Lea Dall’Aglio, il prépare et assiste au Marathon du Louvre. 42 kilomètres, entre Lille et Loos en Gohelle, qui confirment les constats des entraînements. Plus il court, mieux il semble supporter le traitement de son cancer.

Crédits : Emerick Gouebault

En s’attelant à chercher un lien entre la pratique d’une activité physique et la guérison, les deux journalistes se retrouvent à nouveau face à un obstacle. Les réponses sont difficiles d’accès, même auprès du corps médical. Léa Dall’Aglio s’en sert comme tremplin avec l’idée d’un site web.

Un projet journalistique

Lundi 4 septembre marque le début de MaladesDeSport.fr . La fibre journalistique persiste malgré les épreuves. Léa Dall’Aglio explique que le site est « un site d’information avant de faire la promotion du soin par le sport ».

Afin de faciliter le questionnement des médecins, chercheurs, patients et programmes associatifs, le site web regroupe les informations récoltées par le couple. Le sport qui guérit est présenté sous forme des portraits, chroniques et articles.

A terme, Vincent Guerrier et Léa Dall’Aglio projettent de réaliser un documentaire sur le parcours d’un patient qui fait du sport pendant son traitement. Dans l’attente, leur intervention lors du premier salon de sport santé, Soi+, n’est pas inenvisageable.

Résultats de l’ordonnance sportive

Bien que l’annonce d’une telle maladie puisse accabler, la régularité exigée par la pratique sportive sauve le moral. En préparant son marathon, Vincent Guerrier a pu se créer « un agenda de sortie, comme un rendez-vous professionnel ». Garder un rythme de vie malgré le cancer.

 

Aussi, la pratique sportive a permis au jeune homme de se sentir plus fort face à la chimiothérapie pourtant connue pour fatiguer avec sa lourdeur. La tumeur régressait et aujourd’hui elle n’est plus cancéreuse. Un message d’espoir car Vincent Guerrier n’a été déclaré en rémission que 3 semaines avant son marathon…