La fin d’année approchant, certaines écoles organisent des sorties scolaires dans des endroits toujours très appréciés des enfants. Ici, une classe devait se rendre à Marineland, parc aquatique géant d’Antibes. Cependant, l’un des enfants ne se joindra pas au groupe pour cette sortie.

Mani, 7 ans, n’ira pas voir les dauphins, orques et autres espèces aquatiques de Marineland. En effet, sa mère en a décidé autrement en lui donnant un non-autorisation de sortie.

Ma non autorisation de sortie de fin d'année. Avec mon fils nous choisissons d'un commun accord d'aller nous émerveiller ailleurs ce jour là ;)#BoycottMarineland

Publié par ZOOM Thérapie sur mercredi 14 juin 2017

« Nous pensons qu’il n’est pas éthiquement acceptable que des dauphins et des orques qui parcourent entre 100 et 200 km par jour dans la mer soient enfermés dans des piscines et sautent dans des cerceaux. J’enseigne à mon enfant à ne pas s’émerveiller de la détresse animale. »

Une décision prise seule ?

Lorsqu’on lui a posé la question de savoir si Mani ne voulait vraiment pas aller à Marineland ou s’il souhaitait faire plaisir à sa maman, l’intéressé a répondu :

« Il y a deux mois nous avons fait un jeu. Nous avons écrit une liste de huit voeux que nous aimerions voir se réaliser dans notre vie et dans le monde. L’un des siens était que les dauphins puissent vivre en liberté, et non dans les parcs. A ce moment-là, la discussion n’avait pas du tout été orientée sur ce sujet. J’aime les dauphins mais c’est loin d’être un sujet central à la maison.« 

Au lieu d’aller à Marineland, ils iront faire un tour dans un parc pendant la journée, a expliqué la mère de Mani.

Une décision à débat

Encore une fois, lorsque l’on s’attaque à un sujet polémique telle que la protection animale, il n’est pas étonnant de voir un énième débat s’ouvrir.

Il y a donc ceux qui soutiennent avec ferveur la maman en disant qu’ils font pareil à la maison et que les animaux sauvages ne doivent pas vivre en captivité, surtout pour divertir le public, et il y a ceux qui expliquent que la plupart des animaux qui vivent dans ses parcs sont parfois menacés dans leur habitat naturel et qu’il vaut mieux les préserver dans ces installations. Et que la présence du public permet aussi de sensibiliser à la fragilité de leur vie.

Un débat où les arguments sont valables de chaque côté.