En partance pour la Floride pour y rejoindre sa famille, un nourrisson de trois mois a été convoqué pour interrogatoire à l’ambassade américaine à Londres. Le motif de cette convocation ? Terrorisme.

Ce n’est pas un canular, mais une faute de main relayée par le très sérieux Guardian. En effet Harvey Kenyon-Cairns, très jeune anglais de trois mois, a reçu une convocation pour se rendre à l’ambassade américaine à Londres pour un interrogatoire sur ses activités terroristes.

Alors ne vous inquiétez pas, il n’y a pas de cellule terroriste composée exclusivement de bébés dans le cœur de l’Angleterre, en revanche il y a des grands-pères maladroits. Oui, car Paul Kenyon, grand-père de Harvey remplissait le formulaire ESTA (Electronic System for Travel Authorization) de son petit-fils, questionnaire obligatoire à remplir pour pouvoir rentrer sur le territoire américain, quand il a répondu « oui » maladroitement à la question « Etes-vous actuellement impliqué(e) ou avez-vous été autrefois impliqué(e), dans des activités de sabotage ou d’espionnage ; de génocide ; de terrorisme ; et/ou, entre les années 1933 et les années 1945, avez-vous participé à des persécutions perpétrées au nom des alliés de l’Allemagne nazie ou au nom de l’Allemagne nazie elle-même, de quelque façon que ce soit ?« . La boulette, quoi.

Bien entendu à la vue de cette réponse le visa du petit Harvey a été refusé et a donc été convoqué pour un interrogatoire. Son grand-père, lors d’une interview, a expliqué qu’il avait pensé à habiller son petit-fils en orange comme pour les prisonniers de Guantanamo mais s’est vite ravisé en pensant que le sens de l’humour des autorités américaines ne serait pas au rendez-vous.

« Il a déjà saboté quelques couches »

Cependant, même si l’ambassade a été forcé de constater que la personne propriétaire du formulaire ESTA était âgée de trois mois et ne représentait donc pas nécessairement un très grand danger pour la sécurité des États-Unis, l’entretien a duré plus de 10 heures, soit deux heures de plus que pour aller à New-York depuis Londres en avion.

Finalement le grand-père et le petit-fils ont pu partir pour les États-Unis, même si cette erreur sur le formulaire aura coûté près de 3800 dollars (3500 euros) à Paul Kenyon. Ce dernier, lors d’une interview a conclu que son petit-fils n’avait jamais participé à des opérations terroristes ou de sabotages même s’« il a déjà saboté quelques couches », des propos qu’il a préféré ne pas révéler aux autorités américaines.

Voici une image du « suspect » accompagné de sa famille (il est au centre) :