Ce sera la mini série événement de ces prochaines semaines. La main du mal réunira Grégory Fitoussi, Mélanie Doutey, et Joey Starr. On l’a vu pour vous.

Evénement sur TF1 mais auparavant au Festival de la Fiction TV de La Rochelle, La main du mal réunit une brochette de comédiens talentueux dans un thriller qui promet d’être haletant.
Mais est ce que c’est bien?

Thomas Schaffner est un brillant avocat qui considère que tout le monde a le droit d’être défendu, même la pire des crapules. Appliquant ce principe, il plaide la cause de Follet, un assassin qui a tué sauvagement une jeune femme. Il  gagne son procès, Follet est libéré mais Thomas refuse de lui serrer la main. Vexé, ce dernier décide de s’en prendre à la femme de celui qui l’a défendu. Le début d’un terrible engrenage…  

« Tout le monde a le droit d’être défendu »

La main du mal n’est pas ce que l’on pourrait croire. Surtout si on n’a pas vu la série dont elle est tirée, The Escape Artist (avec David Tennant-Ten dans Doctor Who). On pourrait s’attendre à une mini série dans la veine du film Les nerfs à vif (Nick Nolte et Robert De Niro), surtout avec la présence de Joey Starr qui pourrait très faire l’affaire dans ce genre de rôle. Mais il n’en est rien. C’est bien à un duel psychologique recouvert par la machine judiciaire que l’on assiste. Une vraie réflexion sur la justice et ce qu’on en fait. Le principe même du métier d’avocat est de défendre tout le monde. Mais qu’arrive-t-il quand un avocat se retrouve pris au piège de son propre talent à innocenter à type dont il sait qu’il est coupable? C’est dans ce tourbillon psychologique qu’est pris le spectateur en même temps que le héros durant 3 heures sans être lâché. Car point d’excès ou d’effets de manche dans cette mini série. A la différence des Nerfs à vif qui va crescendo dans l’affrontement, La main du mal nous prend au piège d’un jeu du chat et de la souris où chacun joue sa carte judiciaire jusqu’au bout. Car bien que totalement dérangé et on le sait très bien, Follet (Joey Starr) se sert aussi de la machine judiciaire pour se sortir des crimes qu’il a commis.

Disons le, La main du mal est parfaitement réussie (même s’il y a un petit ventre mou, très léger, au milieu). La série prend le temps, nous installe, alterne les moments de tension pure et les moments d’intimité. Avant de nous embarquer dans une dernière partie très très prenante.

Une distribution réussie

Outre une réalisation maîtrisée et léchée signée Pierre Aknine, la distribution de cette mini série est royale. En tête, un Grégory Fitoussi magistrale, au sommet de son talent. On sait bien entendu depuis Engrenages que la robe d’avocat lui va à merveille mais sa composition dans La main du mal est remarquable de bout en bout. Tout en retenu, en pudeur, en froideur aussi par moment, fendant l’armure face au meurtre de sa femme ou face au désir de protéger son fils. A ses côtés, Joey Starr est « parfait » et c’est peut-être le bémol que j’adresserai. Pas de surprise venant de lui car on n’avait aucune peine à l’imaginer dans ce rôle. J’aurai sans doute préféré un comédien au jeu proche de celui de Edward Norton dans Peur primale. Oui il est très bon mais il lui manque ce je ne sais quoi de finesse et de nuance. Il est méchant et ça se voit.
On ne peut que se réjouir de revoir à la télé Mélanie Doutey, toujours assez juste dans son jeu. Mais ne voilons pas la face, si tout le monde joue bien et est très bien dirigé, l’attention est entièrement focalisée sur le face à face Fitoussi-Starr, duel froid et glaçant.

La main du mal Fitoussi Fregé

La main du mal est une mini série classe, prenante et portée par un casting 5 étoiles, en tête duquel Grégory Fitoussi confirme qu’il est un brillant comédien. Souvent injustement moqué tant elle a montré sa capacité à se renouveler, la fiction française de TF1 a entre les mains un bel exemple pour démontrer et confirmer son virage amorcé depuis quelques années.

Crédit: TF1

Attention, diffusion de La main du mal le jeudi 15 septembre à 21h au Festival de la Fiction TV