En seulement 10 épisodes, The Bold Type nous a charmé grâce à sa fraîcheur, son esprit feel-good et son traitement sérieux de sujets modernes et féministes.

C’est quoi The Bold Type ? Les aventures personnelles et professionnelles de Jane, Kat, et Sutton, trois amies new-yorkaises qui réalisent leur rêve en travaillant pour Scarlet, un magazine féminin à succès. Mais alors qu’elles tentent de trouver leur place au sein de cet univers glamour et sans pitié, elles vont aussi devoir s’accomplir en tant que jeunes femmes, entre histoires d’amour, trahisons, et dictat des réseaux sociaux.

Freeform, anciennement ABC Family, nous avait habitué à des séries visant principalement un public adolescent comme The Fosters et Shadowhunters, mais avec The Bold Type, la chaîne a décidé de s’adresser à une audience légèrement plus adulte, ce qui n’est pas sans nous déplaire. Dans la lignée de Sex and the City et Le Diable s’habille en Prada de par l’environnement professionnel de ses personnages, cette série inspirée librement de la vie de Johanna Coles, ancienne rédactrice en chef de Cosmopolitan US, a réussi à nous séduire grâce à des problématiques actuelles et féministes.

Trois héroïnes attachantes

Dans The Bold Type, nous suivons les mésaventures personnelles et professionnelles de trois meilleures amies new-yorkaises travaillant au sein du magazine de mode Scarlet, un magazine fictionnel inspiré du Cosmopolitan américain. Jane (Katie Stevens – Faking It) fait ses débuts en tant que journaliste après avoir travaillé pendant plusieurs années à un poste d’assistante. Perfectionniste et déterminée, tout semble lui sourire d’un point de vue professionnel, mais elle s’en sort beaucoup moins bien dans sa vie sentimentale. Entre deux tweets et quelques posts Instagram, la survoltée Kat (Aisha Dee – Chasing Life), responsable des médias sociaux de Scarlet, s’interroge sur sa sexualité après sa rencontre avec Adena, une artiste musulmane lesbienne et engagée, qui la trouble particulièrement. Enfin, Sutton (Meghann Fahy) est l’assistante sérieuse et sensible qui rêve de travailler dans la mode malgré son manque de qualifications, et qui tente de garder secrète tant bien que mal sa relation avec un supérieur. À elles trois, elles forment un trio électrisant et extrêmement attachant.

Oui, les trois amies passent beaucoup plus de temps à se retrouver dans le « shopping » (cette pièce où se trouve l’ensemble des vêtements reçus par les grandes marques pour les shootings photos) ou dans les rues de New-York qu’à réellement travailler, et en effet, elles portent des vêtements de créateur qu’elles n’ont pas les moyens de se payer avec leur salaire respectif. Le réalisme laisse donc à désirer concernant le milieu du journalisme de mode, mais on craque pour leur amitié infaillible et leurs caractères bien trempés.

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Une série moderne et engagée

Mais ce qui nous a réellement ensorcelé, ce sont les thèmes contemporains abordés avec justesse par la série. Que ce soit à travers les déboires sentimentaux de nos héroïnes, leurs activités professionnelles ou les sujets d’articles choisis par Jane, The Bold Type s’attaque à des problématiques telles que la sexualité chez les jeunes et la fluidité du genre, la discrimination non seulement raciale, mais également homophobe et islamophobe, ainsi que le harcèlement en ligne et le slut shaming. Ces exemples ne sont qu’une poignée de sujets traités par la série, qui promeut avec fierté l’empowerment féminin. Que ce soit au travail ou dans sa vie privée, la femme est à l’honneur dans ce show, qui s’intéresse toutefois également aux évolutions du métier de journaliste avec l’arrivée du numérique et au pouvoir des réseaux sociaux, entre autres. Sous ses airs de série girly et légère, The Bold Type traite en réalité avec un grand sérieux des thèmes plus variés les uns que les autres. Le petit plus pour les bilingues est que vous pouvez même lire les articles de Jane, rédigés en réalité par la sexologue américaine Shannon Boodram, sur le site de la chaîne.

Mais ce n’est pas tout. En opposition à ses prédécesseurs, comme Ugly Betty par exemple, la série nous plonge dans un environnement professionnel bienveillant où la coopération est de mise. Jacqueline, la rédactrice en chef de Scarlet, interprétée par Melora Hardin, n’a rien à voir avec le personnage autoritaire de Miranda Priestly (Meryl Streep) , qui occupe un poste similaire dans Le Diable s’habille en Prada. En effet, la big boss du trio de choc est compréhensive et affectueuse, et recherche toujours à aider ses employés plutôt qu’à les punir ou les réprimander suite à leurs erreurs.

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Pourquoi on adore The Bold Type ? Parce que c’est une série qui réunit tout ce qu’on aime : des personnages attachants, un milieu professionnel qui en fait rêver plus d’un(e), une bonne dose de girl power, et des sujets actuels et pertinents traités avec justesse. L’été ne se termine pas avant le 22 septembre, donc si vous ne l’avez pas déjà fait, il est encore temps de regarder cette série feel-good et féministe à souhait ! Une deuxième saison n’a pas encore été confirmée par la chaîne, mais on espère que le moment venu, les scénaristes continueront à nous régaler, comme ils ont réussi à le faire au cours de ces dix épisodes. 

Diffusée sur la chaîne américaine Freeform, la série est encore inédite en France.

10 épisodes de 40′ environ