En tête dans les sondages pour le premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a réussi à mettre son mouvement en marche pour la présidentielle. D’où vient-il ? Quelles sont ses mesures phares ? A J-2 avant l’élection présidentielle, voici le portrait du candidat.

Son parcours en bref

Diplômé de philosophie à l’Université Paris Nanterre, il poursuit ses études à Sciences Po, puis à l’ENA. A l’issue de son cursus, il intègre le corps de l’inspection générale des Finances en 2004. 4 ans plus tard, Emmanuel Macron se réoriente en quittant le service public au profit du privé en devenant banquier d’affaires chez Rothschild&Cie. Entre temps, Emmanuel Macron est également devenu membre du PS entre 2006 et 2009.

Mais sa carrière en politique décolle véritablement lorsqu’il est nommé secrétaire adjoint à la Présidence de la République par François Hollande en 2012. Il devient dès lors un conseiller de choix pour l’actuel Président de la République. Et son passage de l’ombre à la lumière coïncide avec sa nomination en tant que Ministre de l’économie de l’industrie et du numérique, en 2014. Il devient dès lors le symbole du virage « social-libéral » du quinquennat de François Hollande, abandonné par la gauche du PS et les frondeurs. Il aura notamment marqué de son empreinte le mandat de François Hollande avec la loi Macron, censée soutenir la compétitivité de la France. Deux ans plus tard, il quitte le gouvernement pour se consacrer pleinement à son mouvement En Marche et se lancer dans la bataille pour la présidence.

Ses prises de positions notables

Economie

Pour relancer l’économie française, Emmanuel Macron souhaite soutenir la création et la croissance des entreprises. Convaincu que les entreprises sont asphyxiées par des charges trop élevées, notamment sur les bas salaires, il veut drastiquement baisser leurs charges pour leur redonner une marge de manoeuvre supplémentaire. De plus pour gagner en compétitivité face aux concurrents européens il compte baisser le taux d’IS jusqu’à la moyenne européenne : 25% (aujourd’hui 33% ndlr). Enfin pour adapter au mieux le marché du travail, Emmanuel Macron est favorable aux accords d’entreprises, établis sur un socle commun du code du travail.

Europe

Européen convaincu, le candidat d’En Marche souhaite renforcer l’Union Européenne aussi bien au niveau politique qu’économique. Il n’envisage pas une seule seconde la France faire marche seule, d’autant plus qu’il souhaite mettre en place une défense commune avec les partenaires européens. Il est donc de loin le candidat qui va le plus loin dans l’intégration européenne. Autre mesure notable concernant l’Europe, il est également l’un des seuls candidats à être ouvertement favorable au CETA, traité de libre-échange avec le Canada.

Culture

C’est également une des mesures phares de son programme : le « pass culture ». Ce pass permet à tous les jeunes de recevoir 500€ le jour de leur 18 ans qu’ils pourront dépenser exclusivement dans le domaine de la culture. Ils pourront donc consommer cet avoir en musée, théâtre, cinéma, livres, musique, etc. Autre mesure symbolique : l’ouverture des bibliothèque tous les week-ends ainsi que les soirs. Selon lui, cela permet d’établir une culture de proximité avec les citoyens.

Vie politique et vie publique

C’est une de ses promesses de campagne : il souhaite le renouvellement des hommes politiques, à l’image des Français. Que ce soit donc dans les investitures pour les législatives, ou encore dans son gouvernement, des personnes issus de la société civile seront promues à ce poste là. Dans la même logique, pour ne pas avoir des professionnels de la politique, qu’il juge trop éloignés de la réalité des Français, il veut instaurer le non cumul des mandats dans le temps.

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