Ancien énarque, Inspecteur général des finances, membre de cabinets ministériels de droite… François Asselineau a tout du parcours académique d’un homme politique. S’il est très actif sur Internet ou encore via ses campagnes d’affichage dans la rue, ce n’est que lors du récent débat télévisé à onze que le candidat s’est révélé au plus grand nombre. Qui est François Asselineau, et surtout que propose-t-il ?

Son parcours en bref

François Asselineau sort diplômé d’HEC Paris en 1980 avant d’intégrer la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration (ENA) en 1982. Il entame ensuite une carrière de haut fonctionnaire à l’Inspection générale des finances de 1985 à 1989, et exerce différentes missions auprès de ministres de droite, notamment sous deux gouvernements d’Alain Juppé en 1995 et 1996.

Il se rapproche par la suite de Charles Pasqua en réaction à la ratification du traité d’Amsterdam par la France puis se rallie en 1999 au RPF (Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe), parti créé par Pasqua et Philippe de Villiers. Il est devient Conseiller de Paris lors des élections municipales de 2001 dans le XIXème arrondissement. Il passe par une adhésion à l’UMP en 2004, mais ses divergences avec l’ancêtre des Républicains sur les questions européennes entraînent sa sortie du parti deux ans plus tard.

En 2007, pour les cinquante ans de la signature du Traité de Rome, François Asselineau fonde son propre parti, l’UPR (Union Populaire Républicaine). C’est avec ce mouvement qu’il a présenté sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.

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Un programme aux inspirations gaullistes évidentes

On compte exactement 198 propositions dans le programme de François Asselineau. Comme il serait illusoire de toutes vouloir les résumer, les onglets suivants condensent les propositions phares du candidat dans des thèmes qui touchent la jeunesse dans son ensemble. Le programme complet du candidat est à retrouver sur son site.

Il l’appelle lui-même « la colonne vertébrale » de son programme : une sortie nette par la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN. Il faut entendre cette proposition comme la condition-même de l’application du reste des autres mesures contenues dans le programme de François Asselineau. Sans elle, le projet du candidat perd ce qui fait son essence. Cette mesure a des conséquences évidemment politiques mais colore l’ensemble du projet de François Asselineau. En matière économique, le candidat propose un retour au contrôle des flux de capitaux, et globalement le retour d’un protectionnisme fondé sur la valorisation de l’économie réelle et le rejet de la spéculation financière. 

François Asselineau souhaite revenir à une lecture littérale de la Constitution de la Vème République. Ses propositions reprennent directement les intitulés des fonctions du Président de la République tels qu’ils ont été rédigés en 1958. Parmi ses mesures, les plus notables sont la reconnaissance du vote blanc et l’instauration du référendum d’initiative populaire.

 

Côté études, on notera la valorisation des filières professionnelles, une mesure partagée par une grande partie des candidats, et retourner à des programmes scolaires recentrés sur les fondamentaux : lecture et écriture, histoire de France, etc.

François Asselineau mentionne également un problème bien connu des étudiants français : le coût des études. S’il promet de les rendre accessibles à tous et de « sauvegarder leur faible coût », le programme reste silencieux sur comment il compte y arriver.

C’est assez original, mais François Asselineau propose d’emblée trois référendums sur des questions considérées fondamentales, à l’issue de son élection le cas échéant : immigration, politique énergétique, et dette publique. Sinon les thèmes envisagés, le site Internet du candidat ne détaille pas plus le contenu de ces référendums

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