Imprimer ses photos à la volée, c’est possible avec l’étui pour smartphone de Prynt ! Cette jeune start-up française remet au goût du jour le Polaroïd, cet appareil photo que tout le monde s’arrachait dans les années 90. Cette imprimante miniaturisée a été imaginée par six ingénieurs, il y a un an, alors que le phénomène prenait de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Mis en ligne mercredi, il n’a fallut que quelques heures pour que le projet explose tous les compteurs sur la plateforme américaine de financement participatif Kickstarter. L’objectif fixé à 50 000 dollars dépasse les 235 000 actuellement.

Un polaroïd sur smartphone ?

Prynt se présente sous la forme d’un petit boitier, qui se branche par le connecteur micro-USB ou Lightning du terminal. Pas de cartouche d’encre, il faut seulement ajouter du papier zinc, l’appareil dispose de sa propre batterie qui permet une vingtaine d’impressions. Compatible sur Iphone5/5s, 5c et 6, les Galaxy S4, S5 et certains terminaux Android, l’appareil, de 225 grammes, permet d’effectuer des photos carrées ou rectangulaires au format de 2 X 3 pouces, d’une résolution de 620 X 1.120 pixels. L’application mobile intègre une fonction de réalité augmentée : au moment où la personne se prend en photo, le logiciel enregistre une vidéo stockée en ligne sur des serveurs. Lorsqu’on tient la photo devant l’objectif du téléphone, l’application la scanne et la reconnaît. La vidéo se joue alors sur le papier à la place de la photo !

Prynt n’est pas une nouveauté

L’équipe, accompagnée par l’accélérateur américain Haxlr8r depuis juillet 2014 a présenté son projet lors du CES de Las Vegas début janvier. Incubé à Agoranov à Paris, le tout premier prototype a vu le jour en mai 2014. Clément Perrot, l’un des co-fondateur et PDG de Prynt, explique à l’ADN en quoi il est différent des autres projets. « Actuellement, il y a deux types de produits en compétition. D’un côté, il y a les évolutions des anciens appareils Polaroid qui se sont un peu « digitalisés », mais ça reste un outil à part entière en plus du smartphone. Pas forcément très pratique. Le deuxième type d’outil qui s’est développé s’assimile plutôt à des imprimantes miniatures. L’utilisation est plus facile, mais l’expérience n’est pas au rendez-vous. Il faut pairer l’outil avec le smartphone, brancher des câbles… On est loin de la photo imprimée en un clic. (…) Avoir une coque de smartphone pour intermédiaire, c’était plus logique ». L’objet, déjà disponible au prix de 99$ pour les premiers donateurs, devrait être produit en mars, et commercialisé en octobre prochain.