Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a confirmé le projet de refonte du baccalauréat par le gouvernement pour juin 2021.

Trop conséquent et obsolète face aux autres fonctionnements à l’international, Jean-Michel Blanquer compte bien retravailler l’examen final du secondaire. Des concertations sont prévues entre l’automne 2017 et septembre 2018. Cette refonte du baccalauréat s’attaquera autant à la forme qu’au contenu.

Les chiffres d’un examen essoufflé

Les élèves candidats au baccalauréat ont au moins 12 matières à passer sur les années de 1ère et de terminale. Ce lourd bagage interdisciplinaire est supposé leur permettre d’acquérir des compétences en langues, numérique et démarches de projets notamment.

Additionnés aux options, promesses de points supplémentaires pour obtenir le diplôme, les candidats au baccalauréat se retrouvent rapidement dépassés par la complexité. Les acquis ne restent plus que de manière éphémère, le temps de l’examen. D’ailleurs, 60% des bacheliers ne valident pas leur première année universitaire.

Le surmenage s’opère également du côté professoral. 2900 sujets, 4 millions de copies à corriger en 15 jours et 170 000 correcteurs et examinateurs. Certains s’inquiètent de l’impact de ce travail à la chaîne sur la qualité d’appréciation des copies.

Les solutions proposées

Le projet de refonte du baccalauréat compte s’inspirer des modes d’évaluation européens. Le premier objectif est de « recentrer les épreuves terminales ». Par exemple, plutôt que de regrouper 12 épreuves, l’Italie a le Esame Di Stato. Ce dernier se compose de 3 épreuves écrites et d’un oral pluridisciplinaire face à 7 examinateurs.

Pour que le baccalauréat redevienne une réelle attestation des acquis du lycée, c’est le modèle espagnol qui est évoqué dans le communiqué du ministre de l’Education. Le contrôle continu prendrait alors une dimension nettement plus significative. Le Bachillerato repose sur 60% des notes en contrôle continu et seulement 40% de l’examen final.

Enfin, pour s’assurer d’un meilleur taux de réussite dans l’enseignement supérieur, c’est l’orientation qui est privilégiée. Dans le modèle finlandais, cette articulation est assurée par les choix de l’élève. En fonction de ce qu’il aspire à faire plus tard, il peut décider du niveau (débutant ou expert) de ses épreuves. Il a cependant l’obligation d’en majorer au moins une sur les quatre obligatoires.