Depuis bientôt deux semaines, Maëlys de Araujo est portée disparue. Les informations fusent de partout, mais qu’en est-il réellement de la situation ? Reprise des étapes clefs de l’Affaire Maëlys.

Le 26 août 2017, un couple se marie avant de convier entre 150 et 200 personnes à leur cérémonie donnée à la salle des fêtes. Dans la nuit du 26 au 27, alors que les festivités se poursuivent, la soirée vire au drame avec l’affaire Maëlys.

Dimanche 27 août

01h30. Le DJ annonce au micro le départ de la baby-sitter. Les parents sont priés de surveiller leurs enfants. Maëlys est encore présente dans la salle des fêtes jouant avec d’autres enfants.

03h15. Les parents ne voient plus Maëlys. Une autre annonce est faite et les convives s’empressent de chercher la petite fille dans le lieu de cérémonie.

03h57. Les gendarmes sont contactés. La journée se poursuit alors au rythme des battues des gendarmes et pompiers. Brigade nautique, spéléologues, maîtres-chien et hélicoptère sont mobilisés. Un appel à témoin est lancé, faute d’éléments pour privilégier l’alerte enlèvement.

Lundi 28 août

Le parquet de Bourgoin-Jallieu ouvre une enquête pour enlèvement. Des affiches sont collées et des investigations sont menées à différents endroits. La mairie de Pont-de-Beauvoisin ouvre ses portes aux enquêteurs pour qu’ils puissent auditionner les invités du mariage.

Mardi 29 août

Les auditions s’étendent aux personnes présentent dans la salle paroissiale ainsi que dans un bar non loin de la salle des fêtes au moment de la disparition.

Le ratissage se poursuit mais les chiens qui suivent l’odeur de Maëlys semblent s’arrêter au même endroit sur le parking de la salle des fêtes. Le commandant du groupement de à gendarmerie de l’Isère parle de l’hypothèse d’un départ en voiture de la petite fille.

Jeudi 31 août

Un ex-militaire de 34 ans est placé en garde-à-vue. C’est un ami du marié, convié au dernier moment mais il n’a aucun lien avec les parents de Maëlys.

Si les gendarmes sont en mesure de l’interpeller en garde-à-vue c’est parce que le recoupement des informations tirées des différentes auditions permet de remonter à lui. Il a été vu quittant la soirée approximativement au moment de la disparition.

Vendredi 1er août

Un second homme de 34 ans est également placé en garde-à-vue. Mais l’avocat du premier interpellé affirme que son client nie avoir participé à l’enlèvement même s’il confirme avoir été en lien avec Maëlys pendant la soirée.

Mais pourtant, un détail retient l’attention des enquêteurs. Le suspect a lavé l’intérieur de sa voiture avec un produit pour jantes au lendemain de la soirée. Cependant, son avocat explique que la voiture allait être vendue et que l’acheteur était identifié.

Une argue citoyenne est lancée sur un appel sur Facebook pour l’affaire Maëlys.

Dimanche 3 août

Les recherches sont dirigées vers l’exploration des nombreux plans d’eau de la région. Seulement, les juges d’instruction ne sont pas convaincus par les explications apportées par  le premier suspect. Après avoir relâché les deux, celui-ci est placé en détention provisoire pour « chef d’arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans ».

Lundi 4 août

Le principal suspect passe au niveau d’aveu supérieur. Après que l’ADN de Maëlys ait été trouvé dans sa voiture lavée, il persiste à nier les accusations.

Selon lui, il aurait parlé de sa passion canine aux enfants. La petite recherchée ainsi qu’un autre enfant seraient alors venus vérifier qu’il n’y avait pas de chiens dans la voiture avant d’en ressortir immédiatement. Il explique aussi qu’il s’est éclipsé de la soirée pour changer son short tâché de vin qu’il aurait jeté, certain de ne pas pouvoir récupérer le vêtement intact.

Mardi 5 août

Une perquisition est faite dans le lieu de résidence du suspect. En sa présence, des prélèvements ont été réalisés toute la journée. Le résultat de ces prélèvements est attendu pour faire avancer l’affaire Maëlys. D’ici là, les lacs et autres cours d’eau des alentours sont examinés au peigne fin.