La Russie aurait piloté des cyberattaques contre la chambre basse du Parlement allemand, d’après quelques « indices ».

Des « indices » portent à croire que les autorités russes sont derrière une campagne de cyberattaque sous le nom Sofacy/APT, 28 qui a notamment visé la chambre basse du Parlement allemand, a annoncé vendredi le renseignement intérieur allemand.

« Une des campagnes les plus actives et agressives du moment est la campagne Sofacy/APT 28. L’Office de protection de la Constitution (renseignement intérieur, ndlr) y voit des indices d’un pilotage étatique russe » explique le communiqué.

« Les cyberattaques des services de renseignements russes font partie d’opérations d’ampleur internationale qui visent à gagner des informations stratégiques. Certaines de ces opérations ont pu être remontées sur une période allant de sept à onze ans » poursuit ce document.

Le chef des renseignements allemands Hans-Georg Maassen relève que le « cyber-espace est un lieu pour une guerre hybride » et a ouvert « des nouveaux espaces pour l’espionnage et le sabotage ». « La sécurité informatique d’institutions gouvernementales, administratives, économiques, scientifiques et de recherche sont menacées en permanence », dit-il.

La Russie experte en la matière

La Russie n’est pas a son coup d’essai en matière de cyberattaque. En effet, en 2008, lors des affrontements entre ce pays et la Géorgie, des pirates russes et pro-russes avaient eu recours à ce genre d’attaque.

Mi-janvier, l’Ukraine suspectait la Russie d’avoir piraté l’aéroport de Kiev. Même si le gouvernement n’a accusé personne, l’attaque provenait bien d’un serveur russe. Si on cherche encore plus loin, en 2007, l’Estonie avait aussi accusé Moscou d’avoir eu recours à cette arme. Les sites gouvernementaux étaient visés.