Alors que neuf jours séparent le Républicain de la Maison Blanche, un nouveau scandale vient inquiéter Donald Trump. Des informations anonymes concernant l’existence d’une sextape et d’une collaboration avec la Russie auraient anonymement fuité ce mercredi 11 janvier.

Le scandale de trop

Avait-il réellement besoin de ce scandale en plus ? Il n’est même pas encore entré à la Maison Blanche que sa côte de popularité touche déjà le fond. Avec ses dérapages racistes, homophobes, misogynes, Donald Trump ne partait déjà pas forcément avec un énorme avantage. Cependant, le voilà confronté au premier scandale de sa présidence et un scandale de taille… En effet, des notes confidentielles circulant à Washington sur le milliardaire auraient été recueillies durant des années par la Russie. Les chefs du renseignement américain ont informé Donald Trump de l’existence d’un document compromettant de 35 pages à son sujet, rédigé par un ancien agent du contre-espionnage britannique. C’est le site d’information BuzzFeed qui a publié les 35 pages, tout en précisant qu’ils n’étaient pas en position de les authentifier. Les documents ont cependant été présentés à Donald Trump, plusieurs responsables du Congrès et Barack Obama ce qui souligne leur importance. Ce dernier a d’ailleurs déclaré à CNN qu’il ne « commentera pas les informations classifiées ».

Une potentielle alliance avec la Russie

Selon le dossier, Donald Trump et ses équipes seraient en contact avec des officiels russes depuis pas moins de 5 ans. Michael Cohen, l’avocat de Trump, serait d’ailleurs allé à Prague cet été afin de rencontrer confidentiellement des envoyés du Kremlin. Ce dernier aurait démenti l’information sur son compte Twitter en expliquant ne jamais être allé à Prague de sa vie et en publiant une photo de son passeport… fermé. Utile. Le dossier compromettant ne s’arrête pas là. Selon le document, la Russie aurait fourni à l’homme d’affaire des informations compromettantes sur ses concurrents afin de l’avantager durant sa campagne. Hillary Clinton aurait été la victime numéro une.

 

 

Sextape et douche dorée

L’information la plus compromettante pour Trump présente dans ce document reste tout de même celle d’ordre sexuel. Lors de l’une de ses visites en Russie en 2013, le 45ème Président des États-Unis aurait séjourné dans un hôtel surveillé par le FSB (les services secrets russes). Ainsi, les russes seraient en possession d’une vidéo montrant Donald Trump en flagrant délit d’orgie sexuelle accompagné de prostituées russes. Un homme d’affaire en pleine orgie, une banalité me direz-vous et vous auriez raison. Cependant, le petit plus de ce scandale, la cerise sur le gâteau serait la pratique sexuelle qu’aurait effectué Trump lors de ces rapports. Le milliardaire aurait demandé aux prostituées une golden shower (douche dorée en français). Cette pratique sexuelle associée à du fétichisme est un acte ou une personne urine sur son partenaire.

Des conséquences politiques énormes

« Si ces allégations d’une coordination entre la campagne de Trump et des agents russes sont avérées, et les allégations selon lesquelles les Russes ont compromis l’indépendance du président élu Trump, ce serait vraiment choquant. Ce serait explosif », a commenté le sénateur démocrate Chris Coon sur CNN. Pour Evan McMullin, ce document expliquerait « la défense continuelle de Trump envers la Russie et son adoration pour Poutine ». Si ces informations s’avèrent être vraies, les conséquences politiques seraient énormes. Comment Donald Trump pourrait-il mener à bien son mandat alors que la Russie détiendrait des informations compromettantes sur lui ? Même si encore beaucoup de part d’ombres font partie de ce scandale, les révélations sont tout de même jugées crédibles car l’existence d’informations russes sur Donald Trump faisait déjà l’objet de rumeurs avant l’élection. En effet, le chef de file des sénateurs démocrates de l’époque, Harry Reid, avait écrit une lettre au directeur du FBI, James Comey le 27 aout 2016. « Il est maintenant clair que vous possédez des informations explosives sur les liens étroits et la coordination entre Donald Trump, ses proches conseillers et le gouvernement russe – une entité étrangère ouvertement hostile aux Etats-Unis, dont Donald Trump fait l’éloge à chaque occasion », avait-il écrit dans la lettre.

 

Négation et théorie du complot

Que pense le principal intéressé de toute cette histoire ? Et bien, pour changer, il nie. Encore et toujours. Armé de son clavier, il s’est de suite exprimé sur le réseau social en tweetant : « Fausses nouvelles – Une chasse aux sorcières politique ! ». Sans pour autant essayer de se justifier, il continuera de crier à la théorie du complot sur son compte Twitter : « La Russie n’a jamais tenté de faire pression sur moi. JE N’AI RIEN À VOIR AVEC LA RUSSIE, PAS DE CONTRAT, PAS DE PRÊTS, RIEN DU TOUT ». Brian Fallon, ancien porte-parole d’Hillary Clinton, a appelé le chef républicain du Sénat, Mitch McConnell à autoriser une commission d’enquête spéciale. Début de mandat mouvementé pour le milliardaire républicain.