L’agence nationale des fréquences teste chaque année 70 à 80 modèles de téléphones portables pour vérifier que la puissance émise par l’appareil correspond aux normes et aux chiffres annoncés par le constructeur. Pourtant, ces études restent secrètes et aucune information n’est rendue publique.

C’est un ex-membre de l’association Priartem, Marc Azari, qui a donné l’alerte. Cette association, créée en 2000, a pour but de veiller à ce que l’implantation des antennes-relais respectent la santé et les conditions de vie des citoyens. Il accuse notamment l’Agence nationale des fréquences radioélectriques (ANFR) de garder secrets les résultats de ces tests. Marc Arazi s’était déjà adressé à la Commission d’accès aux documents administratifs, qui avait souhaité la publication de ces documents en novembre dernier. Mais l’ANFR c’était cachée derrière le code de l’environnement, et n’a depuis toujours pas publié ces résultats. Marc Arazi parle aujourd’hui d’une possible instance en justice afin de rendre ces données accessibles à un maximum de personnes. Ce dernier craint en effet les effets nocifs de certains téléphones dissimulés aux consommateurs. Si certains modèles font état d’un dépassement de la norme autorisée, les clients n’en sauront rien. Le téléphone en question peut certes être retiré de la vente, mais qu’en est-il des téléphones déjà achetés ?