Les amateurs du Darkweb ou tout simplement ceux qui souhaitent naviguer anonymement sur le web connaissent bien le nom de Tor. Ce réseau crypté a été plusieurs fois médiatisé notamment lors de la fermeture du site Silk Road, marché virtuel de drogues et autres produits interdits.

Les données prises à la source :

TorMail est un client mail accessible via Tor et ayant pour principal attrait le fait d’être entièrement crypté, mais on apprend aujourd’hui que le FBI aurait réussi à contourner toutes ces protections. L’agence de sécurité américaine aurait en effet demandé « une copie des données du serveur email de TorMail, incluant le contenu des comptes utilisateurs »  dans le cadre d’une enquête sur un réseau pédopornographique. Ces informations ne concerneraient pas uniquement le ou les comptes visés par l’enquête, mais également des utilisateurs tierces du service de messagerie.

Pour le moment, TorMail continue d’indiquer sur son site que ses données ne sont pas accessibles aux autorités, mais le FBI aurait réussi à s’accaparer ces dernières en passant directement par l’hébergeur des sites. Il pourrait s’agir d’OVH qui, dans un communiqué, annonçait en juillet dernier avoir fait face à « plusieurs affaires juridiques liées à l’utilisation de plusieurs réseaux TOR dans le cas de la pedo ».

tor

Tor pas si inviolable :

Le réseau Tor s’est fait connaitre il y a quelques mois avec la fermeture du réseau Silk Road prouvant encore une fois que le Darkweb n’est pas inviolable. Cette partie souterraine de l’Internet a bien des côtés négatifs puisqu’il y existe de nombreuses plateformes d’échanges de produits illégaux allant parfois même jusqu’à la vente d’organes humains. Malgré les protections mises en place par les développeurs, certaines failles demeurent, et de nombreuses agences gouvernementales travaillent activement sur ces réseaux.
Mais il ne faut pas oublier le côté positif de ce réseau anonyme (et de ses équivalents). Ils sont, pour la plupart des conflits, le seul moyen d’obtenir des informations indépendantes sur le pays en guerre. En effet, Tor a bien longtemps été le seul moyen pour les dissidents de communiquer avec d’autres pays et d’alerter la communauté internationale sur des exactions, et ceci, malgré la censure.