Et de cinq pour Marcel Kittel, vainqueur de cette 11e étape au sprint à l’issue des 203, 5 km entre Eymet et Pau. Le Britannique Christopher Froome (Sky) conserve le maillot jaune, avec toujours 18 secondes d’avance sur l’Italien Fabio Aru (Astana).

Le coureur allemand s’est de nouveau imposé sans surprise devant Dylan Groenewegen (2e) et Edvald Boasson Hagen (3e) ce mercredi. Repris à deux cents mètres de l’arrivée, le Polonais Maciej Bodnar, seul rescapé d’une échappée à trois, s’était pourtant permis de croire à la première place.

Rejoint pour la deuxième fois par le peloton après avoir fait la course devant au terme d’une vaine échappée à Bergerac, Yoann Offredo avait lancé un « appel à volontaires » voulant prendre des initiatives en tête de course ce mercredi. Mais le Français n’a pas influencé le sort de cette 11e étape, seuls trois courageux ayant tenté leur chance. Marco Marcato, Frederik Backaert et Maciej Bodnar sont ainsi partis à l’aventure dès le premier kilomètre. Si les deux premiers ont échoué, le troisième, esseulé à vingt kilomètres de l’arrivée, aurait pu réussir l’exploit.

Mais le sprint n’a pas échappé à Marcel Kittel, auteur d’une nouvelle démonstration lors cet ultime effort. Premier à Liège, Troyes, Nuits-Saint-Georges puis Bergerac mardi, l’Allemand semble intouchable au sprint. Malgré les quelques mètres de retard au déclenchement de sa pointe de vitesse, le coureur de l’équipe Quick-Step Floors est encore parvenu à prendre le meilleur sur ses concurrents. Et de célébrer la victoire avant la ligne, le poing serré.

Cela fait désormais sept ans depuis le quintuplé de Mark Cavendish en 2010 qu’un coureur n’avait plus remporté cinq étapes lors d’une édition du Tour de France. Et le chemin reste à parcourir avant l’ultime étape sur les Champs-Elysées.

Marius Bocquet