Gouvernance numérique : vers une régulation éthique ?

« Internet plus ». Voilà le nom du nouveau système de crédit social que la Chine s’apprête à mettre en place pour ses citoyens. Le principe est simple : attribuer à chacun une note qui repose sur l’ensemble de ses données personnelles accessibles en ligne. Cette note, que les autres citoyens peuvent faire évoluer, interdirait l’accès à une promotion, à des voyages en première classe ou aux écoles réputées si elle est trop basse…

Cette information, digne d’un épisode de la série Black Mirror, nous a amenée à aborder le sujet de la gouvernance numérique. Plus précisément, nous avons décidé d’en savoir plus sur la cyber-sécurité et les lanceurs d’alertes en France. Une législation pour protéger les lanceurs d’alerte est-elle en construction ? La loi Sapin est-elle un premier pas ? Faut-il créer d’autres administrations pour réguler la protection des données ? Qu’est-ce qu’un hacker ? Que peut-on mettre en place pour sensibiliser l’opinion publique à ces questions ?

Pour introduire le sujet, nous avons interviewé Jean Pierre Casbestan, spécialiste de la Chine Contemporaine, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique et auteur de Le Système politique chinois. Vers un nouvel équilibre autoritaire, Presses de sciences po, 2014.

Nous avons également invité sur le plateau Tris Acatrinei, consultante en sécurité informatique, fondatrice de Hackers Republic ainsi que du Projet Arcadie et auteure de Hadopi : plongée au cœur de l’institution la plus détestée de France, FYP éditions, 2013.

cybersécurité

Tris Acatrinei et l’équipe des As

L’émission des As

« Le terme « hacker » ne désigne pas quelqu’un qui fait quelque chose d’illégal ou de malveillant. »

« Il y a plusieurs types de hackers : les « white hat », les professionnels de la sécurité informatique qui respectent la législation en vigueur, les « black hat », les mercenaires (cyber-espions ou cyber-terroristes), les « green hat », orientés écologie, ou les « rainbow » : comme Anonymous. »

« Il faudrait renforcer la loi et faire sauter le verrou de Bercy. Si aujourd’hui, quelqu’un a connaissance d’une fraude fiscale et veut le révéler au public, il n’y aura pas de suite car c’est Bercy qui décidera de poursuivre ou non. « 

« Il y a toute une génération qui n’a appris à se servir que de Microsoft. « 

Une émission animée par Marie-Adélaïde Bouyssou, avec pour chroniqueurs Adrien Chaix et Marguerite De Rodellec.

Pour aller plus loin :