Le marketing politique est l’une des formes de la communication politique qui vise à promouvoir un projet, un candidat, un dirigeant, une cause politique sur le modèle des techniques de marketing commercial en faisant appel notamment à l’utilisation de campagnes « publicitaires ».

Aujourd’hui, on utilise toujours plus le digital et les données numériques. Cette pratique est depuis longtemps utilisée aux Etats-Unis, et elle a notamment fait ses preuves lors des campagnes d’Obama, et plus récemment de Trump.

Mais la France n’est pas en reste. Plusieurs outils sont à la disposition des hommes politiques, comme l’application Knockin’, utilisée lors de la campagne de Sarkozy, ou Nation Builder, utilisée par Mélanchon et Sarkozy. En achetant des bases de données des potentiels électeurs, les candidats peuvent mieux les cibler et les toucher. Les équipes de campagne françaises n’ont donc pas manqué de s’inspirer de leurs homologues américaines. Assiste-t-on à une « démocra-cible » en puissance en France ?

Et pour répondre à cette question, nous avons reçu Vincent Moncenis, cofondateur de Digital Box, un logiciel de stratégie électorale encore peu connu en France et qui permet aux hommes politiques de mieux cibler leurs électeurs.

Vincent Moncenis et l'équipe des As Marketing politique

Vincent Moncenis et l’équipe des As

« Le concept de communication politique date plus de 2012 que de 2006. »

« Le ciblage, c’est l’inverse du spam : pour la première fois vous recevez une information qui vous intéresse. »

« Il n’y a pas d’achat de bases de données en France. »

« Aux Etats-Unis, ils vont faire un ciblage racial et religieux »

« La CNIL est un régulateur, il peut jouer le rôle de garde-fou. »

« Quand on va trop loin dans la segmentation, on perd le message d’ensemble »

« Les premières collectes de données datent de 1820. »

Une émission animée par Marie-Adélaïde Bouyssou, avec pour chroniqueurs Adrien Chaix et Marguerite de Rodellec.

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