Ce dernier week-end de printemps a été meurtrier à l’internationale. Un premier attentat a en effet eu lieu à Bogotá, en Colombie samedi 17 juin. Le Mali a aussi été frappé par une attaque djihadiste dimanche 18 juin.

 

Attentat à Bogotá

Dans la capitale de la Colombie, un attentat à la bombe a fait trois morts dans un centre commercial samedi. Selon la police, l’explosion se serait produite vers 17 heures (heure locale) dans les toilettes des femmes du centre commercial Andino. Celui-ci est situé dans une zone très fréquentée par les touristes étrangers et une française se trouvait malheureusement sur place.

La jeune femme de 23 ans était en effet en Colombie pour « fournir un service social dans un collège d’un quartier populaire de Bogotá durant six mois » (d’après le maire) et n’a pas survécu à l’explosion. Deux colombiennes de 27 et 31 ans sont elles aussi décédées de leurs blessures sous le coup de l’explosion. Parmi les blessés, dont quatre sont dans un état critique, figure une autre française âgée de 48 ans, d’après la clinique où les victimes ont été hospitalisées.

D’après une source judiciaire à Paris, la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour « assassinats et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Il s’agit d’une procédure classique quand des ressortissants français figurent parmi les victimes.

Le centre commercial a été évacué et les policiers, ambulanciers et pompiers se sont empressés de boucler la zone. Le président colombien Juan Manuel Santos a condamné l’attentat et a aussitôt ordonné au chef de la police nationale d’ouvrir une enquête. Il estime qu’il n’y avait « pas d’indices clairs » sur les responsables de l’attentat. Enrique Penalosa, le maire de Bogotá, lui, a dénoncé un « attentat lâche » et a indiqué qu’il ne savait pas encore « quel groupe pourrait être derrière cet attentat ».

L’ELN (l’armée de libération nationale, guévariste) s’est exprimée rapidement sur Twitter pour déclarer qu’elle « condamnait » cet attentat « excécrable ». Elle négocie actuellement avec le gouvernement pour un accord de paix, à l’image de celui qui avait été obtenu par les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Le chef de ce groupe, Rodrigo Londono, alias « Timochenko » s’est également exprimé sur Twitter et a déploré l’attentat et exprimé sa solidarité avec les victimes.

 

Attentat à Bamako

Un autre attentat, cette fois-ci au Mali, a fait 2 victimes, dont une française. Le porte-parole du ministère de la sécurité a ainsi déclaré : « La première victime est une Franco-Gabonaise tandis que la vérification de la nationalité de l’autre est en cours ».

La cible de l’attaque était le campement Kangaba, situé à la périphérie de Bamako et accueillant de nombreux expatriés. 36 otages retenus par les terroristes ont cependant été libérés par les forces spéciales maliennes, selon le ministre malien de la sécurité.

Le ministre a en effet déclaré : « Nous avons pu extraire ou exfiltrer près de 36 clients ou travailleurs du campement » dont une quinzaine de Français et environ autant de Maliens.

Celui-ci a d’ailleurs affirmé que le nombre d’assaillants n’a pas été précisé mais qu’au moins quatre ont été tués. Il a également déclaré : « C’est une attaque jihadiste. Les forces spéciales maliennes sont intervenues ». Elles ont été aidées par les militaires de l’opération française antijihadiste Barkhane et de la mission de l’ONU (Minusma).

Les corps des deux assaillants abattus ont été récupérés après de longues heures de traque d’après le ministre mais, « pour deux autres, les troupes étaient en train de ratisser pour retrouver les corps ». Il n’a cependant pas précisé s’il en restait encore en fuite.

 

Le week-end s’est d’ailleurs terminé avec un troisième attentat, cette fois-ci à Londres.

Un véhicule fauche plusieurs musulmans près d’une mosquée à Londres